Nécropoles et carrés militaires : l'État
Les militaires morts pour la France en service pendant une guerre sont inhumés à titre perpétuel dans les nécropoles nationales ou les carrés spéciaux des cimetières communaux (article L522-1 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre). Leur entretien est à la charge de l'État, qui peut le confier aux communes ou à des associations par convention (article L522-6).
L'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) entretient ainsi 275 nécropoles et plus de 2 000 carrés militaires.
Les tombes rendues aux familles : la famille
Après la Première Guerre mondiale, la loi a permis aux familles de reprendre le corps de leur soldat : environ 300 000 corps ont été rendus. Ces tombes échappent alors à la compétence de l'État. Elles suivent le droit commun des cimetières et, comme l'a rappelé le gouvernement en 2024, « il incombe aux familles de prendre soin de ces sépultures ».
Une protection contre la reprise
Une commune peut reprendre une concession en état d'abandon. Mais le corps d'un militaire mort pour la France inhumé dans une concession perpétuelle ou centenaire ne peut pas faire l'objet d'une reprise avant cinquante ans après l'inhumation (article R2223-22 du CGCT). Quand une telle tombe est abandonnée, la commune doit l'entretenir ou transférer les restes à l'ossuaire, souvent avec une plaque rappelant la mention « Mort pour la France ».
Le Souvenir Français
Fondée en 1887, cette association s'est donné pour mission qu'aucune tombe de « Mort pour la France » ne disparaisse des cimetières communaux. Ses comités locaux entretiennent et restaurent des centaines de tombes en déshérence et les fleurissent autour du 1er et du 11 novembre. Si une tombe de soldat est à l'abandon près de chez vous, c'est l'interlocuteur à prévenir, avec la mairie.